MOT du DIRECTEUR GENERAL de l'ANPE
Au Burkina Faso, le problème de l’emploi se pose avec une acuité singulière. De plus il est surtout essentiellement urbain et concerne surtout les jeunes.
Selon les statistiques de AFRISTAT et DIAL issues de l’enquête 1, 2, 3 de 2001-2002 financée par l’Union Européenne dans Sept pays membres de l’UEMOA, le taux de chômage au sens du BIT est de 15,4 pour cent pour la ville de Ouagadougou, celui des hommes s’établit à 14,6 pour cent pendant que celui des femmes est de 16,4 pour cent.
La proportion des jeunes demandeurs d’emploi de moins de 24 ans est de 63,2 pour cent. Pourtant, les reformes économiques et structurelles ont permis au pays d’enregistrer, ces dernières années, une croissance économique de 3,2 pour cent l’an.
Fort de ce constat, je demeure convaincu que cette croissance à elle seule, ne suffira pas à faire reculer suffisamment le chômage et le sous emploi.
Elle doit de manière volontariste être accompagnée de politiques et programmes visant à la rendre plus créatrice d’emploi et à lutter contre les inégalités.
Accordant un intérêt particulier au traitement du chômage et du sous emploi, le gouvernement a engagé plusieurs politiques multiformes intégrant aussi bien la régulation des mécanismes de fonctionnement du marché de l’emploi que celles ayant trait à l’acquisition de qualifications professionnelles.
Pour les cinq ans à venir, les orientations du programme politique du président du Faso sont des signes forts qui montrent suffisamment l’importance des questions d’emploi et de formation professionnelle comme des défis que nous devons relever.
L’ANPE en tant que structure opérationnelle du Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi doit prendre en charge les besoins des jeunes en matière d’emploi et de formation professionnelle.
Benoît KABORE
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